Une maison de pierre, un jardin, le fleuve.
Huit ans, une seule race, et une règle qui n'a jamais changé : ne jamais avoir plus de chiots que ce qu'on peut connaître par leur nom.
Tout a commencé par un chien qui n'était pas le nôtre.
Le père d'Isabelle chassait la sauvagine dans les battures de Kamouraska, comme bien des familles du coin. Un ami à lui avait un Toller — un petit chien roux qui jouait sur la berge pour attirer les canards, puis rapportait, encore et encore, sans jamais sembler fatigué. Isabelle avait douze ans et elle n'a jamais oublié ce chien.
Il a fallu attendre presque vingt ans, une maison de pierre héritée de sa grand-mère à Kamouraska et une longue conversation avec Denis un soir de novembre pour que l'idée devienne un projet. Notre première chienne, Marguerite, est arrivée l'année suivante — pas pour être reproductrice tout de suite, simplement parce qu'Isabelle voulait enfin ce chien-là.
Le nom « Marée Douce » nous est venu naturellement : à Kamouraska, la marée descend loin et lentement sur la batture, sans jamais brusquer personne. C'est exactement le rythme qu'on voulait donner à notre élevage.
Le Retriever de la Nouvelle-Écosse, et rien d'autre.
Le plus petit des retrievers, et sans doute le plus vif. On ne le confond pas avec un golden une fois qu'on l'a vu jouer.
Le tolling : jouer pour attirer
Développé au 19e siècle à Little River, en Nouvelle-Écosse, le Toller doit son nom à sa technique de chasse unique : il joue et bondit sur la berge, à la vue des canards au large, jusqu'à éveiller leur curiosité et les attirer à portée de fusil. Le chasseur le rappelle alors pour qu'il aille chercher la pièce tombée à l'eau. Un métier de comédien autant que de rapporteur.
Robe rousse à acajou, marques blanches classiques au poitrail, aux pattes et au bout de la queue : chaque chiot porte un peu de cette histoire, même celui qui ne verra jamais un canard.
Un tempérament bien à lui
Vif, intelligent, très motivé par la nourriture et le jeu — donc facile à entraîner pour qui s'y met sérieusement. Plus réservé qu'un golden avec les étrangers, il s'attache profondément à sa famille. Et il « crie » : le fameux Toller scream, un vocalise aigu d'excitation qui surprend la première fois et qui devient, avec le temps, attachant.
Ce n'est pas un chien pour un mode de vie sédentaire. Sans exercice ni stimulation, un Toller s'ennuie, et un Toller qui s'ennuie invente ses propres jeux — rarement à votre goût.
À savoir avant d'écrire : le Toller convient aux familles actives, aux amateurs de plein air et d'eau, aux gens prêts à consacrer du temps à l'entraînement. Ce n'est probablement pas le bon choix pour un premier chien sans expérience ni pour un foyer qui recherche un compagnon tranquille.
Ce que nous dépistons, et ce que nous garantissons.
Aucune saillie n'a lieu avant que les deux parents aient passé les dépistages recommandés pour la race. Les certificats vous sont remis en main propre — pas résumés, pas « disponibles sur demande ».
Hanches et coudes
Radiographies évaluées par un organisme reconnu, sur les deux parents, avant l'accouplement.
Cœur et yeux
Examen cardiaque et examen ophtalmologique annuel par un vétérinaire spécialiste.
Panel génétique
Test ADN incluant les affections auto-immunes un peu plus fréquentes chez le Toller, pour éviter d'accoupler deux porteurs.
Garantie de deux ans contre les maladies héréditaires graves, remise par écrit. Remplacement ou remboursement, à votre choix — et le chien revient toujours ici s'il ne peut plus rester dans sa famille.
Venez prendre le thé avant de décider.
Nous recevons les familles sur rendez-vous, même sans projet ferme. Vous verrez où les chiots naissent, vous rencontrerez les parents, et vous pourrez poser les questions difficiles sur la galerie.
Un conseil, même si vous n'adoptez pas chez nous : méfiez-vous d'un éleveur qui propose une rencontre dans un stationnement ou qui refuse de vous montrer la mère. C'est le signal le plus fiable qui existe.